Le monde des réseaux sociaux, de A à Z

Nouvel écosystème de l’internet, les réseaux sociaux sont devenus des instruments extrêmement puissants du monde moderne. Milliers, millions, milliards d’abonnés, les chiffres s’envolent. Tous les mois des records d’inscriptions et d’utilisations sont pulvérisés.

Autrefois, la communication entre les peuples se répartissait souvent par zone géographique, par pays ou par langue. Avec l’avènement de l’ère des réseaux sociaux, tous les murs tombent les uns après les autres. L’information circule instantanément vers chaque point du monde, nous sommes tous lus et partagés par des dizaines de milliers d’humains.

Au commencement de l’internet, en 1972, Ray Tomlinson inventa le courrier électronique, premier système de mise en réseau d’individus par le biais d’ordinateurs. La communication virtuelle était née. Notre monde basculait dans une nouvelle ère de sociabilité où l’être humain pourrait dématérialiser sa communication, voire se dématérialiser lui-même un jour. Dès le départ, les réseaux d’ordinateurs devaient faire communiquer des hommes éloignés les uns des autres et permettaient de rendre insensibles les distances. Aujourd’hui, la France compte environ 48 millions d’internautes sur un total mondial de 2 milliards. Toutes les frontières numériques sont tombées ou presque. Tous peuvent maintenant réseauter.

Bloomberg est un symbole du monde financier et des réseaux. Dès sa création, il inventa un système de messagerie professionnelle mondiale qui permit la connexion de dizaines de milliers de financiers. Grâce à cette innovation, Bloomberg bâtissait les clés de son succès futur. Deux castes se créèrent par la suite : ceux qui avaient des terminaux Bloomberg, avaient un profil et pouvaient communiquer entre eux, et ceux qui étaient absents du système. De nouvelles technologies, avant-gardistes, se construisent actuellement, fondées sur l’exploitation par des algorithmes des données qui circulent dans la messagerie. Le marché mondial et ses utilisateurs sont scrutés, ils enrichissent une mégabase. Le réseau s’étend en intégrant des données externes comme Twitter en avril 2013. Il accélère, au rythme des transactions financières.

Curation désigne de nouveaux médias sociaux de partage d’informations déjà existantes sur la Toile. Grâce à la curation, un internaute va s’approprier plus facilement des nouvelles pertinentes triées par un autre internaute qui aura thématisé des sites ou des flux. La curation interroge sur le droit d’auteur. La facilité de créer un site et la fréquentation qui va avec repose sur la propriété intellectuelle des autres. Est-il moral, dans ce monde virtuel que nous construisons, d’avoir le pouvoir de tout partager sans contrainte et en se l’appropriant?

Dropbox. Tel un touareg qui se promène dans le désert, l’internaute n’a besoin que de l’essentiel en déplacement. Il ne s’encombre plus de fichiers immatériels sur une clé USB ou un disque dur. Le monde du XXIe siècle est nomade, l’internet s’adapte en proposant des innovations sur le «Cloud». Avec ce type de solution, nous n’avons plus la nécessité de réfléchir sur les versions de nos fichiers, sur la prise en compte des dernières modifications, les robots les gèrent à notre place tels de fidèles majordomes disponibles 24 heures sur 24. Nous entrons dans un univers de haute disponibilité, le monde tourne vite, nous devons sans cesse anticiper.

E-learning, ou apprentissage dématérialisé, est une technique de formation sur internet qui évite la présence physique d’un enseignant. Après avoir vilipendé pendant des générations les différents systèmes scolaires, l’Homme espère enfin avoir trouvé la méthode universelle et idéale. Pour faire bonne mesure, ce système n’est utilisé, pour le moment, que «dans le cas où un enseignant n’est pas nécessaire». Pour former les masses, l’e-learning est présenté comme le système le plus efficace. Générera-t-il un monde uniforme, aseptisé où le virtuel remplacera toute relation humaine?

Facebook, le réseau de plus d’un milliard de membres actifs. Si un nom doit ressortir de la nouvelle universalité des réseaux sociaux, Facebook écrasera tous les autres. Les professionnels le dénigrent, les jeunes y passent leur temps. Symbole des différences générationnelles, il peut provoquer tous les abus quand des milliers de jeunes se retrouvent pour célébrer un anniversaire annoncé sur un compte. La vie privée s’y étale souvent de façon non maîtrisée; tel un enfant qui apprend à marcher, l’internaute peut y chuter. Dans certaines régions du monde, les autorités totalitaires le craignent et le bloquent, car il peut y souffler un vent de liberté. L’Homme parviendra-t-il à maîtriser son utilisation et à retenir les leçons de ses erreurs?

Google+. En se connectant à internet, Google est la page de démarrage la plus utilisée mondialement. Ce fantastique moteur de recherche permet de résoudre n’importe quelle énigme instantanément. La firme de la Silicon Valley qui avait déjà appris à l’humanité à survoler la terre (Earth), à visiter le monde sans se déplacer, à visualiser tous les commerces d’une rue (Street), à utiliser ses applications sur un téléphone intelligent, ne pouvait rester absente plus longtemps des réseaux sociaux modernes. En conséquence, elle lança en 2011 Google+. Google connecte l’utilisateur lui-même à toutes ses applications, il se sent au centre d’un nouvel univers composé de milliards d’atomes humains. Parviendra-t-il à y cultiver la différence qui fait sa valeur?

HootSuite. Partout dans le monde, des milliards d’êtres humains s’activent, infatigables. Ils vivent à 100 à l’heure, optimisent leur temps, cherchent à accroître leurs actions coïncidentes. HootSuite minimise le temps passé sur les réseaux sociaux en les agrégeant. Les «posts» envoyés simultanément sont propagés tous azimuts via une unique plateforme. L’homme économise son énergie et son temps, il évite de se disperser dans la multitude de labyrinthes mis à sa disposition. La dépendance aux multiples plateformes s’atténue pour l’internaute averti. La contrepartie est le risque d’une uniformisation des publications, notre monde se standardise d’est en ouest, du nord au sud. Les lecteurs n’acceptent plus la différence, alors même qu’elle est à la base de la multiplication des réseaux sociaux, Facebook n’étant pas Twitter.

Information instantanée, information actualisée, les réseaux sociaux sont une course permanente au dernier événement propagé sur internet. Une chevauchée impitoyable à la primeur s’est installée, il faut être le premier à informer le monde pour être propagé. Tous les abus sont possibles, des canulars circulent. L’internaute doit trier ou trouver des relais fiables qui feront cette tâche à sa place. La qualité se paie, elle est essentielle. Des flux agrègent les nouvelles, les trient pour en optimiser la lecture. En parcourant le Web, l’utilisateur élargit ses connaissances, découvre l’actualité de chaque point du globe, il a l’impression de tutoyer le pouvoir.

Journaux. À l’ère du numérique, nos traditionnels journaux doivent se réinventer sous peine de disparaître. Les formats changent, leur modèle économique passé est en train de s’effondrer. Pour accentuer la taille de l’obstacle, une nouvelle concurrence mondiale s’installe. Il n’est plus utile d’être installé localement pour avoir des lecteurs, les journalistes sont concurrencés par des millions de blogueurs. La sélection se refera, les souvenirs des anciennes publications guideront un lectorat qui redeviendra exigeant. Leur qualité, historiquement reconnue, servira pour la conquête de cet univers qui a essayé de les remplacer et de les oublier. Le monde ne peut abandonner sa mémoire et doit conserver ses points de repère.

Kilimandjeteur est un terme étonnant que le dictionnaire du futur défini ainsi : «Historien spécialisé dans les objets, usages, habitudes sémantiques victimes des évolutions technologiques ou sociétales». Face aux mouvements subits par notre monde, des témoins du passé et des usages sont primordiaux. Les réseaux sociaux évoluent sans cesse, certains géants y surgissent, d’autres disparaissent. Ils peuvent enterrer d’anciens supports de lecture comme le papier, du moins en apparence. Cet univers en mouvement, reflet de notre société, nécessite une analyse profonde et régulière des comportements. L’humanité peut-elle vivre sans se souvenir? La transmission entre générations a toujours été le support de la mémoire de l’Homme.

LinkedIn relie 225 millions de professionnels dont 5 millions en France. Pour les conquérir, il a dématérialisé le CV puis proposé un nouveau mode de communication. Les frontières de l’entreprise se réinventent. La communication évolue, des groupes se créent, il faut être dans le réseau pour exister. De nos jours, l'ordinateur est devenu l’outil indispensable de notre production quotidienne, la messagerie occupe une part de plus en plus importante de notre temps, des systèmes intégrés et interprofessionnels se développent pour connecter les salariés de l’Entreprise Universelle. LinkedIn est en phase de croissance, jusqu’où s’étendra-t-il?

Monde professionnel et monde personnel s’entrecroisent sur les réseaux. Tels le Yin et le Yang, ils sont complémentaires et symbolisent la dualité de l’image sur les réseaux sociaux. Ils représentent toutes les facettes d’un internaute, une image véhiculée dans l’un ne peut s’oublier dans l’autre. Le monde est un tout dans cet univers, nul ne peut réseauter sans lien avec les autres. Dans les discussions, des relations d’oppositions se créent, génèrent de l’interdépendance voire de la mutation. Le concept du Yin et du Yang s’applique en tout temps, une couleur l’emportera-t-elle sur l’autre?

Nouveauté omniprésente, nouveauté indispensable, le changement est devenu le mode de fonctionnement du monde virtuel. Sans cesse, de nouveaux réseaux se créent, des concepts apparaissent. L’humanité a enclenché un mouvement perpétuel d’innovations. La fraîcheur de l’idée est devenue source de création et de distinction. Une fois apparue, l’internaute insatiable va zapper et chercher une autre nouveauté. La marche en avant est sans cesse alimentée et le besoin d’être rassasié infini. Est-il encore possible de vivre sans innovation, une grève de la faim est-elle envisageable pour ralentir le système?

Organisation. L’humanité ne peut vivre dans un mode anomique. L’internet, conçu par des informaticiens, repose sur une logique et une volonté d’organiser de nouvelles relations humaines. Les réseaux sociaux donnent une image de liberté, véhiculée par les conglomérats qui les gèrent. Ils font partie d’un tout cohérent. Bernard Calvet disait que «même l’organisation la plus parfaite a besoin d’évoluer tous les dix ans». Avec les réseaux sociaux, de nouveaux arrivants émergent sans cesse pour essayer de remplacer les dominants. Un va-et-vient infini redessine les contours de cette organisation dont le noyau reste constant. Ce magma en ébullition déclenchera-t-il une éruption incontrôlable ?

Partage. «Aussi longtemps qu’on s’entend, qu’on partage, on vit ensemble» (Simone Veil), les nouveaux médias sociaux fonctionnent sur un modèle de mise à disposition des autres, de communication et de gratuité. Internet est le reflet du plus profond de l’Homme qui est philanthrope et attentionné. Certains essaient de transformer ce modèle pour le détourner de sa philosophie d’origine, se heurtent à des barrières et disparaissent. Les réseaux sociaux rapprochent les humains en renforçant le lien social qu’ils peuvent cultiver au gré de leurs rencontres réelles. L’homme ne peut aller contre sa nature faite de prévenance et d’entraide. «Avoir des connaissances sans les partager, c'est se mettre au niveau de celui qui n'a pas d'idées.» (Thucydide dans «L'histoire de la guerre du Péloponnèse»)

QR code ou facilitateur de liens vers internet. Les QR codes sont des symboles carrés qui, scannés par des téléphones intelligents, renvoient vers des pages prédéfinies. Au dos d’une carte de visite, ils contiennent la fiche signalétique ou le curriculum vitae d’une personne. Dans une conférence, ils sont les supports d’une navigation aisée vers des références. La rapidité étant le symbole du web 3.0, les QR codes accélèrent l’accès à l’information. Le consommateur se soustrait aux lois de l’écriture, la machine fait le travail d’interfaçage à sa place. Notre société de consommation est prompte à la décision, elle jongle d’un produit à l’autre, revend aussi vite qu’elle a acheté. Les avancées techniques vont-elles transformer l’Homme en un assisté paresseux?

Réseau. La force d’un réseau est d’en connaître ses membres, d’identifier les éléments qui vont apporter des connexions et savoir relayer efficacement l’information. Les réseaux tissés dans la vie réelle et sur internet sont devenus des éléments prépondérants de notre vie. Barack Obama a su les exploiter pour se faire élire puis réélire. Il restera dans l’histoire américaine comme le Président des réseaux sociaux, comme le Président branché en permanence, comme le Président capable de mobiliser ses troupes en quelques caractères. Twitter se souviendra éternellement des 620 000 «retweets» annonçant sa victoire et de sa capacité à prendre de vitesse les médias traditionnels. Bien exploité, le réseau est piratable puisque capable d’annoncer que le même Barack Obama est blessé. Avec cette nouvelle, les bourses s’effondrent en un instant.

SlideShare contient 10 millions de présentations accessibles en quelques clics. Les entreprises s’étaient habituées à PowerPoint, elles vont devoir dompter SlideShare et ses nouveaux modes de communication. Les présentations s’intègrent dans des blogs, des sites ou dans LinkedIn, l’ère de la diffusion de masse du contenu professionnel est arrivée. Un sujet est à la mode, des dizaines de présentations illustrées de graphiques fleurissent alors immédiatement comme des bourgeons au printemps; signe que la nature humaine a besoin de vivre un nouveau cycle. Lors de conférences, quelques dizaines ou centaines de privilégiés pouvaient lire le contenu. Avec SlideShare des dizaines de milliers de lecteurs sont intéressés. L’homme a soif d’apprendre, SlideShare pourra-t-il l’étancher?

Twitter est le réseau de la vitesse et de la spontanéité. Il faut abréger le contenu à 140 caractères par message, trouver les mots justes qui feront mouche pour être «retweetés» par des milliers d’abonnés. Des algorithmes scrutent les tweets pour déterminer des tendances et le réseau déclenche tous les excès quand il provoque, en 3 minutes, une perte de 136 milliards de dollars le 23 avril 2013 à Wall Street suite à une fausse dépêche. Albert Camus disait «qu’on veut s’informer vite, au lieu d’informer bien. La vérité n’y gagne pas». Twitter véhicule l’information plus vite que tout autre support. Les agences de presse sont dépassées et devenues les témoins d’un ancien âge face à ce géant de la transmission d’informations. À force de faciliter la communication, il peut déstabiliser un régime politique ou aider à organiser des manifestations. Le monde peut trembler face à un outil aussi puissant.

Utilisateurs. Que seraient les réseaux sociaux sans leurs milliards d’utilisateurs? La Chine est un petit pays à côté de la population des réseaux sociaux qui savent réunir la planète sous la bannière d’une organisation commune. Progressivement, le monde apprend à utiliser cette force de frappe sans précédent qui nous relie tous les uns aux autres. Les réseaux vont devoir apprendre à canaliser leurs forces et à donner une valeur à leur puissance. Les utilisateurs du XXIe siècle sont volatiles, ils évoluent sans arrêt dans un univers en mouvement. Sauront-ils réapprendre la stabilité?

Viadeo est un réseau professionnel français qui relie 50 millions d’utilisateurs. Comme Dailymotion, il doit trouver de nouveaux relais de croissance à l’étranger pour continuer à rivaliser avec LinkedIn dont le développement international est plus important. Les deux réseaux rivaux continuent leur déploiement en pénétrant la sphère professionnelle et en lui offrant de nouveaux services. Ils participent à la vulgarisation des réseaux sociaux. Les 28 millions d’actifs français constituent leur cible. Parviendront-ils à intégrer le poste de travail de chaque professionnel dans les prochaines années ? Les entreprises leur ouvriront-elles leurs portes au risque de bouleverser leurs équilibres ?

Wordpress est un système de blogue qui permet d’intégrer du contenu dynamique, notamment à partir de SlideShare. La communication via un blogue est devenue indispensable pour publier dans le monde professionnel. Nombre de chefs d’entreprises et de personnalités publiques tiennent leur blogue. Il devient rapidement un atome central d’interaction avec les réseaux sociaux. Il doit évoluer régulièrement et être attractif, car un blogue sans contenu est un blogue sans lecteur. Depuis 2007, le monde des blogues semble en déclin face à l’importance prise par les réseaux sociaux. Sur Twitter, ils sont souvent utilisés comme compléments aux 140 caractères; leur survie passe par une évolution de leur positionnement.

XHTML ou évolution moderne du HTML, des termes qui semblent barbares, mais sans eux, il n’y aurait pas de pages internet et pas de réseaux sociaux. Le langage est la source de toute communication. Jakobson a identifié 6 fonctions pour le langage : expressive (sentiments du locuteur), conative (volonté de recevoir le message), phatique (maintien de la communication), référentielle (lien avec le monde externe), métalinguistique (transforme le code du message en son objet) et poétique (la forme du contenu devient le message). Le monde virtuel dans lequel nous nous projetons repose sur ces fonctions de base et notre volonté d’essayer de nous faire comprendre de nos interlocuteurs.

YouTube dont le slogan est «Partagez vos vidéos avec vos amis, vos proches et le monde entier» utilise cette nouvelle vision transfrontalière des médias sociaux. L’image qui est devenue omniprésente devient un vecteur de rapprochement des peuples. Plus d’un milliard d’utilisateurs sont connectés chaque mois à YouTube. «Une image vaut mille mots», disait Confucius et depuis le 11 septembre 2001, l’humanité a appris à vivre dans la crainte d’images qui la font trembler. L’image reflète l’évolution de notre société et l’omniprésence du visuel face à l’écrit. L’instantanéité est devenue notre quotidien et les réseaux sociaux qui oublient aussi vite qu’ils ont créé, sont là pour nous le rappeler. Tel Dorian Gray, l’humanité doit veiller sur son apparence et ce qu’elle véhicule. Quel souvenir restera-t-il du XXIe siècle ? Avons-nous plongé dans l’hédonisme ?

Z génération, dernière lettre pour une nouvelle génération. Natifs des années 90, ils vivent depuis l’origine avec internet et l’ultra connexion. Ils sont libres d’aller où ils veulent dans ce monde virtuel dont ils repoussent sans cesse les limites. Ils succèdent aux Y que les sociétés avaient eu du mal à comprendre, afin de bouleverser à nouveau les codes. Fusionnels avec un monde encore inconnu de beaucoup, ils vont révolutionner l’approche du travail. Les frontières de l’entreprise 3.0 seront universelles. La connexion entre professionnels sera le moteur de cette nouvelle génération. La formation continue sera enfin une réalité avec la possibilité d’apprentissage quotidien. L’entreprise devra réinventer son modèle face à ses concurrents sous peine de disparition.

@. Via Twitter ou un courriel, ce caractère est devenu une nouvelle nourriture de notre vie informatisée. Symbole de destination, il nous guide dans le monde de l’information instantanée. Une légende chinoise dit «qu'un fil rouge invisible relie ceux qui sont destinés à se rencontrer, et ce, indépendamment du temps, de l'endroit ou des circonstances. Le fil peut s'étirer ou s'emmêler, mais il ne cassera jamais». L’arobase nous relie les uns aux autres, elle est devenue l’élément élémentaire, elle est au centre du courriel et de la relation intemporelle qui s’est créée entre internautes.

# ou hashtag est un objet de la twittosphère. Il est la clé des discussions, celle qui ouvre des portes pour passer d’un message à l’autre. Le hashtag rend la lecture universelle et instantanée sur chaque thème. Il étend le réseau en reliant de nouveaux tweeteurs. Le # est devenu symbole d’instantanéité, il reflète la dernière actualité, la dernière tendance. Pourtant, ne faudrait-il pas parfois temporiser dans ce monde, car «La patience est la clé du bien-être», disait Mahomet. En accélérant la lecture ne risque-t-on pas de perdre l’essentiel de la substance?

Conclusion
28 caractères ne sauraient résumer les réseaux sociaux et ce Nouveau Monde dans lequel nous basculons. Le progrès accélère sans cesse et l’Homme est insatiable. «Le monde m’est nouveau à mon réveil, chaque matin», disait Colette. À chaque connexion, l’internaute découvre un nouvel espace interactif dont il ignorait l’existence quelques minutes avant. L’espace-temps avance inlassablement, parviendrons-nous à l’appréhender? Le défi des réseaux sociaux sera de réconcilier le monde réel et le monde virtuel et de transformer ce Far West des temps modernes en un espace civilisé.

 

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